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Fukushima : un an après

Cela fait un an que l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima a eu lieu. Il est encore difficile d’évaluer

les conséquences de cet accident sur la santé.

Comment évaluer les doses de radioactivité qu’on subit la population et les conséquences de ces dernières sur l’environnement ?
Si le tsunami a été plus meurtrier que le séisme en lui-même, 16 000 victimes recensées et plus de 3000 personnes sont toujours portées disparues, la 3e catastrophe de ce 11 mars 2011 a été l’accident nucléaire. Effectivement, ce dernier a été classé en catégorie sept sur l’échelle INES (International Nuclear Event Scale). Ce degré d’incidents est équivalent à celui qui s’est produit en 1986 à la centrale de Tchernobyl. L’INES a annoncé que les émissions radioactives ont dépassé les 6 millions de téra becquerels soit environ la moitié des rejets de Tchernobyl.
Certains estiment que l’impact sur l’environnement et au niveau sanitaire seront moins dramatique qu’à Tchernobyl. Pour avancer cette théorie il s’appuie sur le fait qu’une partie du panache était sur l’océan. De plus, l’évacuation des habitants dans un rayon de 20 km autour de la centrale a limité le nombre de contaminations de la population.

Cependant, certaines personnes de la population ont été exposées à des doses de radioactivité dépassant nettement les normes de sécurité internationales.
De plus, la conséquence de la contamination des sols par le césium 137 et 134 n’est pas à ce jour encore évaluée au niveau sanitaire.
La direction de la protection de l’homme à l’IRSN annonce qu’il n’y aura pas d’effets déterministes suite à cet accident. Les médecins japonais quant à eux, émettent une réserve sur l’apparition d’effet déterministe à moyen ou long terme.
Effectivement,  lors d’une exposition à une quantité de radiations supérieures à 100 millisieverts, des effets immédiats peuvent être observés comme des effets probabilistes à plus long terme. Dans ces conséquences, on trouve les mutations ou les cancers. Dans les conséquences immédiates, on observe des troubles hémorragiques importants et neurologiques dont l’issue est fatale.
La population la plus exposée à la radiation correspond aux employés de TEPCO qui sont intervenus sur le site. Les personnes vivant dans un périmètre de 20 à 50 km de la centrale ont également pu être contaminées. Effectivement, ces dernières n’ont pas fait l’objet d’une évacuation. Elles ont pu être contaminées par le panache radioactif et les dépôts de ce dernier, mais également par les radionucléides présents dans l’air qu’elles ont pu inhaler.

Un autre point mal estimé à ce jour est la contamination alimentaire. Effectivement, les dépôts radioactifs ont pollué la chaîne alimentaire. Ainsi, dans les semaines qui ont suivi l’incident, certains aliments ont été interdits. C’est le cas du lait par exemple.
Il est impossible de connaître la nature de l’alimentation des Japonais après d’accidents.
Seule la surveillance médicale dans les années à venir permettra de déterminer les conséquences réelles de la radioactivité sur les aliments. Cette surveillance entrera dans une étude épidémiologique sur 30 ans.

 
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