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L’acouphène

Actuellement, environ 15 % de la population souffrirait d’acouphènes. Ces personnes ont une sensation auditive qui ne résulte pas d’un son

généré par une vibration d’origine extérieure. Ce son n’est pas audible par l’entourage de la personne.
Cette nuisance sonore peut-être assimilée à un sifflement, un bourdonnement…

Il existe deux types d’acouphènes. Le premier est dit « objectif » qui correspond à 5 % des cas qui peuvent être perçus par l’entourage de la personne. Le deuxième type est nommé « subjectif ». Les acouphènes de cette nature sont entendus uniquement par le sujet.
Cette gêne auditive peut être reliée à une pathologie dans certains cas. Elle peut être permanente, intermittente, variable ou temporaire.
Les personnes en souffrant donnent plusieurs appellations à ces bruits incongrus. Certains disent avoir des tintements, d’autres des bourdonnements, d’autres des chuintements, d’autres des sifflements et pour certains cas des sons qui pourraient être assimilés à une note de musique.
Si les sujets atteints d’acouphènes consultent un O.R.L., ce spécialiste n’a pas une solution thérapeutique à ce problème. Il demande à son patient de s’habituer à vivre avec cette gêne.

D’après de récentes études, pour soulager ce trouble auditif, on pourrait utiliser la combinaison de plusieurs thérapies comportementales. Les chercheurs de l’université de Maastricht viennent de démontrer qu’en associant des techniques de relaxation, des techniques d’exposition et de diversion de la tension permettraient de traiter avec succès les acouphènes.
Ces travaux s’appuient essentiellement sur l’analyse de l’individu et de son attitude notamment face au stress pour le soulager de ce désagrément sonore.
L’étude a été menée sur 492 patients entre 2007 et 2011. Au sein de ce panel, 247 ont suivi un traitement traditionnel et les autres ont testé cette nouvelle thérapie. Dès la première année, la deuxième population voyait leur gêne auditive diminuer.
Il faut rappeler que le premier groupe n’a subi que des contrôles auditifs et les examens de l’oreille et éventuellement un appareillage pour diminuer ces parasites auditifs.
Cela a permis aux chercheurs de conclure que le traitement doit être personnalisé et basé sur l’étude du comportement du patient. Effectivement, la souffrance du patient est à prendre en compte. Les chercheurs ont étudié l’anxiété et le stress de leurs patients du fait de cette gêne sonore.

Dans les techniques mises en avant par cette étude récemment publiée, les chercheurs ont aidé par un enrichissement de l’univers auditif du patient, à ignorer son acouphène. Ils ont également aidé les patients à se libérer de ce son obsessionnel afin de rompre un cercle vicieux. Effectivement, si le patient est obsédé par sa nuisance sonore, il stresse et s’énerve ce qui a pour effet d’accentuer l’acouphène.  Ainsi, en utilisant des techniques de relaxation, les chercheurs ont trouvé un moyen d’aider les sujets à mieux vivre leur handicap auditif.

Cette maladie non visible touche 6 millions de Français. Des études montrent que les jeunes sont de plus en plus touchés par cette pathologie à cause de l’univers bruyant dans lequel ils aiment être, comme le fait d’écouter des MP3 ou d’assister à des concerts.

 

 
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