Titre Aide Humanitaire: Création d'un puits aleykoum sommes groupe musu

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Salam aleykoum Nous sommes un groupe de musulmans voulant aider à la réalisation d'un pui

#1 2015-07-27 04:54
Salam aleykoum,
Nous sommes un groupe de musulmans voulant aider à la réalisation d'un puit.
Contactez nous si vous avez
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besoin. Veuillez nous fournir le plus de détails possible.
Salam.
Coriz
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si on a besoin quoi il semblerait que ce qui ayiez besoin non

#2 2015-07-27 14:45
Réponse àCoriz:
si on a besoin de quoi ? il semblerait que ce soit vous
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qui ayiez besoin , non ?
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Nous souhaitons apporter notre aide financier à construction d'un puits.

#3 2015-07-27 15:39
Salam, désolé pour le manque de clarté.
Nous souhaitons apporter notre aide (financier) à la construction d'un puits.
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Alaykoum Salam excellente initiative que DIEU Assiste cette Noble oeuvre qu'elle Agréée Am

#4 2015-09-06 06:17
Réponse àCoriz:
Alaykoum Salam, excellente initiative que DIEU vous Assiste dans cette Noble oeuvre et qu'elle soit Agréée Amiiine
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Wa alaykoum assalam Plan Les lieux et modes d approvisionnement en eau des populations

#5 2020-07-05 18:57
Réponse àCoriz:
Citation débutSalam aleykoum Nous sommes un groupe de musulmans voulant aider à la réalisation d un puit. Contactez nous si vous avez besoin. Veuillez nous fournir le plus de détails possible. Salam. CorizCitation fin
Wa alaykoum assalam,
Plan
Les lieux et modes d’approvisionnement en eau des populations rurales
Les problèmes d’accès à l’eau
Zones où l’eau est accessible
Zones où l’eau est difficilement accessible
Les problèmes et les conséquences de la qualité de l’eau
La qualité de l’eau
Les maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau
Les actions menées pour l’amélioration de l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement.
 
Les lieux et modes d’approvisionnement en eau des populations rurales
 
Bien que l’accès à l’eau potable dans la plupart des pays du monde se soit considérablement amélioré ces 15 dernières années, ce droit fondamental  reste hors de portée d’une grande partie de la population mondiale en générale et celle du Cameroun en particulier : une personne sur huit n’a pas accès à une eau potable et cette privation cause chaque année la mort de 3 millions de personnes. Suite à ce constat, nous souhaitons nous déployer avec votre soutien dans plusieurs régions du Cameroun afin que l’eau potable soit à la portée de tout le monde sans distinction de région et ni de religion.
 
Cela permettra aux femmes de s’occuper d’autres tâches quotidiennes et aux enfants de reprendre le chemin de l’école. Ces derniers étant les esclaves de la tâche fastidieuse, le fait de récupérer l’eau à la pompe ce qui demande plusieurs heures d’attente. Les fidèles de nos mosquées pourront se purifier pendant que les agriculteurs puiseront l’eau nécessaire pour les cultures, pendant que d’autres encore s’approvisionneront en eau pour leur consommation, enfin sans oublier les animaux qui s’en abreuveront.
 
Au Cameroun, le forage est privilégié dans les zones où le sol est rocheux et sec aussi où la nappe phréatique est atteignable au-delà de 30 m de profondeur. Pour la réalisation de ce puits, il faut nécessairement l’intervention de camions de forage, l’installation de pompes et toute la main-d’œuvre qui va avec. Malheureusement, au Cameroun  la plupart des villages ont besoin de ce type de puits car géographiquement, le pays est à cheval entre la savane et la forêt.
 
L'eau, pourtant potentiellement disponible, est, en milieu rural où le taux de desserte en eau potable est de 14%, de mauvaise qualité pour certaines populations, et difficilement accessible pour d’autres en raison de l’éloignement des villages par rapport aux points d’eau. Ces difficultés d’accès à l’eau s’expliquent par la marginalisation de l’eau dans les programmes de développement, le manque de concrétisation des actions envisagées pour l’amélioration des conditions de vie des populations en milieu rural et la faible intégration des problèmes liés à l’eau dans les programmes de santé. Les pratiques des populations rurales en matière d’hygiène et d’assainissement contribuent, elles aussi, à la fragilisation des populations, surtout les enfants qui sont exposés à toutes sortes de maladies hydriques (diarrhées, dermatoses, verminoses…). L’accès à l’eau potable est devenu depuis quelques années un problème mondial autour duquel la communauté internationale et les pays se mobilisent. Mais les résultats sur le terrain, au Cameroun, jusqu’à ce jour sont insuffisants.
 
Les ressources en eau renouvelables globales du pays sont estimées à 832 km3/an (McDonald, 1994) et la capacité moyenne de fourniture en eau douce par habitant serait de 551 290m3/an (Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 2004). Les prélèvements annuels par habitant sont de 20 m3 (McDonald, 1994), soit 20 000 litres par personne et par an. Aux eaux de pluie et de surface s’ajoutent les ressources en eau souterraine estimées à 90 000m3/habitant/an. Ces ressources sont très peu mobilisées au Cameroun. Ainsi, l’hydraulique villageoise ne représente environ que 10% des prélèvements. La disponibilité en eau a longtemps détourné le regard des dirigeants politiques des problèmes d’accès à cet or bleu et à sa potabilité. Or, il s’avère que cette disponibilité ne signifie pas forcément que l’eau n’est pas inaccessible par la population ni que sa qualité soit adéquate pour les différents besoins. Qu’en est-il en milieu rural ?
 
Les paysans utilisent l’eau pour la boisson, la toilette, la cuisson des aliments, les besoins domestiques (vaisselle et lessive) et la transformation des produits agricoles.
 
Les populations, en milieu rural, s’approvisionnent à partir d’une grande diversité de points d’eau. De manière globale elles utilisent : l’eau de pluie collectée à partir des toitures des maisons et stockée dans des récipients variés (fûts en fer ou en plastique, bidons en plastique, marmites en aluminium, etc.) ; l’eau des sources, des cours d’eau, l’eau souterraine obtenue à partir de puisards (simple trou creusé dans la terre) et de puits traditionnels, munis ou non de fûts collecteurs en tôle. Ces puits sont généralement installés à proximité des habitations. Nombre d’entre eux sont ouverts ou munis d’un couvercle de fortune. Le puisage se fait à l’aide d’un seau ou d’un bidon coupé muni d’une corde.
 
L’approvisionnement à partir des eaux de surface (cours d’eau, sources, mares, ruisseaux, etc.) est contraignant. Il occasionne de nombreux déplacements du domicile aux points d’eau pour puiser l’eau de boisson ou domestique, mais aussi pour la toilette, la lessive et la vaisselle. Il fait partie des tâches dévolues aux femmes et aux jeunes filles, et est au centre de leurs activités quotidiennes ou hebdomadaires. D’une manière générale, tôt le matin, les femmes se lèvent, chargent les récipients dans des paniers de portage au dos pour certaines et se dirigent vers les points d’eau. Ces femmes ont tendance à porter en équilibre sur la tête les récipients d’eau.
 
Les récipients les plus utilisés ces dernières années sont des bidons en plastique d’une contenance de 25 litres. A chaque déplacement, une femme porte un ou deux bidons soit un poids de 25 à 50kg. En revanche, une femme ne peut porter qu’un bidon, mais peut en revanche prendre à la main un petit bidon de 5 ou 10 litres. La pénibilité du portage dépend de la distance à parcourir et de la topographie du terrain. Dans la plupart des villages, les points d’eau destinée à la boisson sont éloignés de plusieurs kilomètres. Les femmes peuvent parcourir 2 km voire plus de 10 km (aller et retour) pour puiser et ramener 25 à 30 litres d’eau. L’analyse du budget-temps d’une femme permet de comprendre la pénibilité de la corvée d’eau et son incidence sur les activités féminines. Cette analyse montre que le jour où la femme assure l’approvisionnement en eau, elle perd environ 3heures sur les activités agricoles. En fait, plus le niveau d’équipement est faible, plus les contraintes liées à l’approvisionnement en eau sont importantes. Dans un ménage qui ne dispose pas de récipients en nombre suffisant pour stocker l’eau de pluie, la femme est astreinte à assurer cette tâche de quatre à dix fois par semaine, selon la taille de la famille.
 
La pénibilité du portage de l’eau est accentuée lorsque la localité est située dans une zone à relief accidenté par exemple dans la région, de l’ouest Cameroun. Dans les villages situés le département du Noun, les points d’eau sont localisés dans des vallées plus ou  moins encaissées. Dans ces conditions, les femmes parcourent non seulement de longues distances, mais aussi remontent de fortes pentes avec leurs charges sur la tête. En saison des pluies, les pistes sont glissantes et les risques d’accidents élevés. La corvée d’eau est une tâche physiquement pénible. Elle peut absorber plus d’un tiers de l’énergie produite par la ration alimentaire quotidienne faîte par les femmes.
 
Les problèmes d’accès à l’eau
 
Ils peuvent être attribués soit à la mauvaise qualité de l’eau, soit à l’éloignement des points d’eau par rapport au village. Les pratiques humaines sont les principaux facteurs responsables de l’insalubrité de l’eau. Les ruraux contribuent largement à la pollution de leur environnement hydrographique. En ce qui concerne les eaux de surface et souterraines, les risques de pollution des eaux par les hommes et de contamination des populations par la consommation d’eau non potable sont variables d’une zone à l’autre. Nous en distinguons quatre, classées suivant l’importance des ressources en eau, les risques de pollution et de contamination.
 
Zone I : Zone où l’eau est accessible
Dans cette zone, les ressources en eaux de pluie, de surface et souterraines sont abondantes. Les populations y ont un accès facile. Les kystes amibiens sont éliminés par les selles et polluent le milieu ambiant où ils peuvent y survivre. Les deux tiers du territoire de la zone I sont constitués de marécages, se caractérisent par la proximité des points d’eau par rapport aux habitations et par la faible profondeur des nappes phréatiques. Elle est la plus concernée par les risques de pollution des eaux et de contamination des populations. Cette situation est à relier au manque ou à l’insuffisance de latrines aménagées dans la plupart des localités. Les populations installent des latrines de fortune, en creusant de simples trous non couverts, entourés ou non d’abri sommaire, ou n’en disposent pas et, dans ce dernier cas, elles font leurs besoins dans la nature ou derrière les habitations. À proximité de celles-ci sont installés les puisards ou les puits traditionnels non aménagés. À tout moment de l’année, la circulation de l’eau en profondeur peut mettre en contact les microbes provenant des latrines et l’eau des puits. En saison des pluies et en cas d’inondation, les puits, mais aussi les mares, les sources et les cours d’eau sont de véritables collecteurs d’eaux insalubres. Ces points d’eau sont contaminés par toutes sortes de bactéries issues des excréments humains. Les risques de contamination sont d’autant plus élevés que certaines matières fécales sont porteuses de kystes amibiens provenant des personnes malades.
 
La disponibilité des points d’eau présente des avantages et des inconvénients. Des baignades à volonté particulièrement pour les enfants de plus cinq ans sont un bonheur absolu. Mais, certains enfants se baignent dans des rivières dangereuses. Des cas de noyades et de disparitions d’enfant sont fréquents dans cette zone (Région du Littoral par exemple). Lors de baignades dans des eaux stagnantes ou à faible écoulement, les enfants peuvent contracter la bilharziose (ou schistosomiase) urinaire.
 
Selon les normes admises par la communauté internationale, les besoins en eau par personne et par jour se situent entre 30 et 50 litres d’eau pour boire, se laver et cuire les aliments. Sur cette base, dans cette zone, les problèmes d’approvisionnement et de quantité d’eau ne se posent pas. La présence d’un réseau hydrographique dense épargne aux femmes la corvée d’eau.
 
Zone II : Zone où l’eau est difficilement accessible
Dans la zone II, précisément dans la partie grand-Nord du Cameroun où les ressources en eau de surface sont limitées et celles des eaux souterraines difficiles d’accès du fait de la perméabilité des sols, la situation est plus préoccupante. En effet, bien que les plateaux de l’Adamaoua soient qualifiés de «château d’eau », les populations, excepté celles des villages situés le long des cours d’eau, en manquent cruellement. Les paysans des villages enclavés ou très éloignés des points d’eau, dont la plupart sont situés dans des vallées encaissées, ont recours à l’eau de pluie, à l’eau des puits et aux petites nappes. En saison sèche, de Décembre à Mai, ils souffrent d’une insuffisance d’eau en raison de l’absence de pluie et du tarissement des puits.
 
L’insuffisance d’eau a aussi des répercussions sur l’économie. Dans les villages des plateaux  de l’Adamaoua où l’agriculture et l’élevage sont les principales sources de revenus des populations, l’eau est une denrée précieuse.
 
L’insuffisance de l’eau contraint les familles rurales à réduire leur consommation. En saison sèche, lors du tarissement des puits, certaines femmes, en rentrant des champs et après avoir assuré d’autres activités dorment sans prendre de douche. Les enfants passent plusieurs jours de suite sans se laver pour deux raisons : le manque d’eau et la fraîcheur. Par ailleurs, le lavage des mains avant la prise des repas n’est pas systématique. Dans ces conditions, les enfants sont victimes des microbes et des vers intestinaux tels que les ascaris. D’après Arianne Poissonnier (2005), il faut 25 litres d’eau par enfant et par jour pour boire, se laver les mains et préparer les repas. Or ces besoins, comme énumérés précédemment, ne sont pas couverts. L’insuffisante vigilance des parents quant aux notions d’hygiène de base y contribue aussi.
 
L’ensemble de la zone II, est peu concernée par les effets des pratiques humaines sur le milieu hydrologique du fait du faible potentiel des ressources en eaux de surface et souterraines. Ces dernières se situent à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Toutefois, une exception doit être faîte pour les localités situées à proximité du fleuve Benoué, ou des rares cours d’eau, et utilisant l’eau de puits non aménagés et de dépressions perchées.
 
On observe toutefois de mauvaises techniques de stockage de l’eau. En saison des pluies, par exemple, l’eau est recueillie et stockée dans des récipients ouverts (fûts, cuvettes) rarement nettoyés pendant plusieurs mois. Ce procédé favorise le développement des bactéries. L’eau conservée dans des fûts en fer comporte des risques d’intoxication par le fer comme le signale B.M. Mengho (1993, p.71).
 
Le manque de conscience des populations quant à l’éducation sanitaire et à l’hygiène accentue les difficultés d’accès à une eau de bonne qualité. L’eau n’est ni bouillie, ni filtrée. À la question, pourquoi ne faîtes-vous pas bouillir de l’eau ? La plupart des paysans répondent que «les Noirs ne meurent pas de microbes. En plus, l’eau bouillie n’a aucun goût».
 
Dans la zone II, les points d’eau peuvent être éloignés des villages, mais ceux proches des habitations baissent de niveau en saison sèche. De ce fait, une femme peut approvisionner son ménage en rapportant 50 ou 75 litres d’eau par déplacement. Or les familles rurales sont nombreuses et comprennent en moyenne six personnes. Si l’on considère les normes internationales, il faut 180 à 300 litres d’eau par famille et par jour. Les quantités disponibles dans la plupart des familles (8 à 12,5 litres par personne) sont donc loin de couvrir les besoins des ménages. Cette situation est due à l’absence de systèmes d’adduction d’eau en milieu rural, de systèmes adaptés de stockage d’eau de pluie, de moyens adaptés de transport d’eau (le seul moyen utilisé est la force humaine, et une femme ne peut pas porter des quantités supérieures à ses capacités physiques), à l’éloignement des points d’eau par rapport aux villages, et à l’insuffisance d’un équipement ménager, liée à celle des revenus, dans la plupart des cas.
 
La zone II rassemble les villages implantés, d’une manière générale, sur des hauts de versants situés entre 400 et 800m d’altitude. Les risques de contamination, certes moins importants que dans les zones I, existent. En saison des pluies, les sources et les cours d’eau à proximité des villages ne sont pas épargnés par la pollution, comme dans la zone I. Pour pallier le problème d’accès à l’eau, certaines populations installent des puits dans les villages. Ces puits non aménagés peuvent être pollués par l’infiltration des eaux de pluies souillées au contact des excréments ou par l’écoulement d’eaux souterraines insalubres, notamment lorsque les latrines sont installées en avant plan. Dans ce cas, la pente favorise la circulation de ces eaux souillées vers les puits installés en contrebas.
 
Outre la pollution par les excréments, d’autres pratiques humaines contribuent aussi à l’insalubrité des eaux. Il s’agit de l’entassement des ordures ménagères à proximité des habitations. Ces ordures attirent, d’une part, les mouches - vecteurs de maladies - quand elles se posent sur les aliments non protégés et, d’autre part, sont entrainées vers les points d’eau. Les pouvoirs publics et les programmes d’appui au développement du monde rural ont aussi une part de responsabilité dans la pollution des eaux. La plupart des centres de santé manquent de latrines et d’incinérateurs. Les déchets biomédicaux solides sont jetés dans la nature sans tri préalable.
 
En saison sèche, le manque d’hygiène, lié à la pénurie d’eau, engendre les maladies de la peau (mycoses, gales, etc.) et des yeux comme le trachome qui peut entraîner la cécité.
 
Les problèmes et les conséquences de la qualité de l’eau
 
La qualité de l’eau
 
Par définition, l’eau est un liquide naturel, inodore, incolore et transparent lorsqu’elle est pure. L’eau destinée à la consommation humaine, rapporte B.M. Mengho (1993, p.71), «doit être limpide (turbidité variant entre 0,6 et 1 UNT), fraîche (température comprise entre 9° et 12°) et insipide. Une bonne eau doit contenir des sels minéraux en quantité modérée et être exempte de toute substance toxique. En principe, une minéralisation dépassant 500 mg/l est caractéristique d’une forte contamination. Une eau pure ne doit pas contenir de colibacilles ».
 
L’eau est potable ou salubre quand elle peut être bue sans danger pour la santé. Or, l’eau utilisée par les populations rurales pour leurs besoins quotidiens est jugée insalubre. En 2003-2004, 14% seulement des populations ont un accès à une eau potable, soit environ 202 000 personnes. Il y aurait donc plus de 1 200 000 personnes qui consommeraient de l’eau non salubre.
 
Outre ce problème, les paysans sont confrontés à l’insuffisance de systèmes d’assainissement adéquats. Le taux de couverture est de 7 %, taux inférieur à celui de la couverture en eau salubre.
 
L’examen microbiologique des échantillons d’eau prélevés dans certains villages révèle la présence de nombreux germes infectieux. Les microorganismes les plus fréquents, sont les Escherichia coli et les coliformes qui sont des indicateurs de contamination fécale. L’étude comparative des résultats des analyses, réalisées en 1993 et en 2007, montre dans l’ensemble qu’il n’y a pas d’amélioration de la qualité de l’eau utilisée par les ruraux depuis 14 ans. En se référant aux normes de l’OMS selon lesquelles l’eau salubre ne doit pas contenir de germes totaux, de staphylocoques, de streptocoques fécaux, de bactéries sulfito - réductrices et doit contenir entre 10 et 30 germes totaux par 100ml d’eau, nous pouvons conclure que les ruraux boivent une eau de mauvaise qualité bactériologique, impropre à la consommation humaine.
 
Les maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau
«L’eau c’est la vie» ou «l’eau est source de vie» sont des slogans connus de tous, mais elle peut être source de mort quand elle n’est pas salubre. On peut « mourir pour une simple gorgée d’eau polluée »,
 
1. L’amibiase s’accompagne de dysenterie, de vomissements, de fièvre et peut provoquer une dyspnée ;
2. La fièvre typhoïde est transmise par les salmonelles contactées lors de l’ingestion d’eau non salubre ;
3. La bilharziose ou schistosomiase est une maladie à vecteurs. Les œufs contenus dans les selles infectées ;
4. Etc.
En milieu rural, les maladies hydriques les plus dangereuses sont contractées par la boisson et les baignades dans les eaux stagnantes. Les diarrhées simples, les gastro-entérites, les amibiases, les dysenteries, les verminoses, le choléra, la typhoïde et la bilharziose sont fréquents dans les villages. Le dépouillement des registres relatifs aux résultats d’examens de selles nous aurait permis d’apprécier la fréquence de chaque type de parasitoses. Malheureusement la plupart des dispensaires, en milieu rural, ne réalisent pas d’examens de laboratoire faute de matériel adéquat, de réactifs ou d’agent technique de santé. L’analyse des maladies dont souffrent les populations rurales fournit les informations suivantes: le paludisme est la première pathologie qui touche les ruraux. Il est suivi, de la diarrhée/dysenterie, de la toux, et d’ulcères. En fait, les maladies hydriques constituent la première des pathologies qui touchent les ruraux.
 
L’eau, potentiellement disponible mais insalubre, est un danger pour la population rurale. En plus, sa présence favorise le développement des insectes qui transmettent le paludisme, première cause de décès au Cameroun, et la trypanosomiase.
 
Les problèmes de maladies liées à l’eau insalubre, à l’assainissement et à l’hygiène ne sont pas spécifiques au Cameroun. Ils concernent la plupart des pays en développement. Dans le monde, 80 % des maladies sont attribués au manque d’eau salubre et à l’inadaptation des systèmes d’assainissement. Les maladies dues à l’eau de boisson polluée tuent 3,1millions de personnes par an dont 90 % d’enfants de moins de cinq ans.
 
Face à cette situation, quelles sont les actions menées aux niveaux international et national pour améliorer l’accès à l’eau salubre en milieu rural ?
 
Les actions menées pour l’amélioration de l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement.
 
La communauté internationale se mobilise autour de la question «eau et assainissement». La mobilisation internationale part des constats suivants :
 
Ø 1,6milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable ;
 
Ø 85 % des personnes non desservies en eau potable vivent en milieu rural ;
 
Ø Les maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau sont la cause de plusieurs millions de morts par an ;
 
Ø 50 % des populations des pays en développement n’ont pas de latrines ni d’autres équipements sanitaires de base.
 
 
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