Forum parent, enfant, adolescent
Récentes discussions dans le forum Général:
CLAUS
France 62.244.72.--- 2008-09-10 13:17
|
Bonjour,
Enfant charmante, ma fille de 13 1/2 ans est elle devenue ingérable depuis quelques mois. Seuls l'ordinateur et son tél portable la préocupent. Tout est source de conflit et quand nous lui tenons tête elle quitte la maison peu importe l'heure. Il lui est arrivée de ne pas rentrer de la nuit et nous n'avions malheureusement aucun contact d'amis pour essayer de la localiser (elle refuse de nous communiquer les numéros des copains/es).
Nous n'arrivons pas à nous faire respecter. Si nous punissons de sortie elle sort quand même. Je n'ose pas lui couper l'accès Internet ou lui confisquer son portable car je redoute plus que tout sa réaction.
Elle est passionnée par le sport : elle joue dans un club au foot, pratique le judo et a intégré les jeunes sapeurs pompiers volontaires. Mon entourage me dit de ne pas l'amméner aux activités mais je suis sûre qu'elle partirait quand même et par ailleurs dire aux entraîneurs son comportement me couvre de honte non poue moi m. Je me considère coupable de ne pas assumer auprès des autres mais j'essaye de la proteger afin qu'elle conserve les amis qu'elle a dans l'entourage des activités sportives.
Hors cet entourage elle a pas mal de copins/es mais souvent plus âgés, en rupture scolaire et pour certains également familiale. Je me garde bien de lui dire que ses fréquentations ne sont pas "top" car il paraît que ce n'est pas aux parents de juger. Cependant, j'ai déjà essayé d'expliquer "aux grands" que ma fille n'a que 13 1/2 ans et qu'elle doit respecter les horaires ou prévenir quand elle est en retard leur sourire en dit long...
Si nous rentrons en conflit tout est cris et elle casse tout ce qui l'entoure. J'ai peur qu'elle se blesse.
Il ne faut pas baisser les bras mais moi je ne sais plus quoi ni comment faire.
|
|
|
|
Bonjour Claus,
Vu la situation, je pense que c'est votre fille qui décide de sa vie et de ce qu'elle compte faire sans pour autant prendre en compte votre avis. Elle a 13ans, à cette âge, elle est toujours sour VOTRE responsabilité et vous vous devez de vous faire respecter.
Il semble que ce soit une fille qui n'accepte pas l'autorité, surement rebelle (par ses fréquentations avec des personnes plus âgées qui doivent par ailleurs fortement l'influencer). Je vous conseille, dans un premier temps de lui accorder uniquement un certain nombre d'heure sur le net par jour, une fois ce laps de temps consommer, vous lui coupez. Pour son téléphone, vous le lui laissez la journée et le soir jusqu'au lendemain matin vous l'éteignez et le prenez avec vous.
Votre fille prendra certainement ces mesures pour une punition, mais je pense que c'est un moyen (de lui prendre ou réduire ce à quoi elle tient) de réussir à la recadrer. De même, vous lui interdisez de sortir ? Elle ne veut pas rentrer ? Vous ne savez pas où elle se trouve ? Regardez son téléphone et prenez les numéros de ses amis ou trouvez le numéro des parents de ceux ci.
Et si un soir elle quitte le domicile prévenez la polie. Il n'y a pas de honte à avoir par rapport à eux, je pense que dans notre société, les jeunes testent de plus en plus les parents en leur manquant de respect. Votre fille vous doit obéissance, à sa majorité elle pourra décider mais avant, vous l'héberger, la nourrissez (lui payer ces loisirs) pour cela elle vous doit de la considération !
Il ne faut pas avoir peur de sa réaction, de toute façon soit vous la laisser faire et il sera trop tard ou alors vous décidez quelque chose elle le prendra mal sur le coup mais elle devra se plier à VOS règles. Mais essayer tout de même de suivre un peu son mental par la suite, les jeunes ont de plus en plus tendance à fuguer et faire des tentatives de suicide.
Les cartes sont entres vos mains et si malgré ces conseils, vous ne voyez pas de solutions, je vous conseille d'aller voir soit un médiateur avec votre fille soit une assistante sociale avec elle où non.
|
|
|
suzanne
---.dial.bell.ca 2009-02-26 02:51
|
pauvre vous, je vous lis et je reconnais ma relation avec ma fille qui avait le même âge l'an dernier.
n'en pouvant plus, l'an dernier, après une autre de ces fameuses fugues (qui ne durait vraiment pas très longtemps, mais qui avait le don de m'exaspérer tout en me fesant sentir coupable) j'ai appelé la police.
je ne croyais pas que cela fonctionnerait, mais ensuite nous avons renconté une travailleuse sociale et les relations avec mon ado (sans être parfaites) ce sont beaucoup améliorées.
|
|
|
quelqune
---.223.82-79.rev.ga 2009-09-30 13:42
|
Je me rallie au club des parents désemparés : ma fille a 16 ans et sa vie = portable + + sorties avec les copains. C'est tout. Les résultats scolaires se sont effondrés, les conflits sont incessants : elle a joué sur la séparation entre son père et moi pour décider d'aller vivre chez son père au prétexte que je n'étais pas d'accord avec son mode de vie et qu'on ne se supportait plus. Ce n'était pas faux d'ailleurs : elle a fini par tellement m'excéder que c'est moi qui l'y ai envoyée. Ca n'a pas été long : après avoir cédé à tous ses caprices, il a fini par péter les plombs et lui en coller une assez grave. Maintenant elle "le hait" ou le "méprise" (et ça c'est pour parler poliment). Je suis perplexe : à la fois j'ai eu très peur à l'idée qu'il aurait pu lui faire vraiment mal et à la fois je trouve que ce n'est pas mal qu'elle ai trouvé les limites de son père. Mais ça n'a rien changé et je ne peux plus passer le relai. Elle nous pousse à bout, chacun réagit à sa façon. A bout d'arguments, moi j'aurais plutôt tendance à hurler ou bien je distribue des claques dans l'air ambiant, parfois elles atteignent un bras sans faire vraiment mal. Ne me regardez pas avec cet air réprobateur, il m'est arrivée de me faire insulter par ma fille... bref, en dépassant les limites, elle nous entraîne à commettre des erreurs qu'on ne devrait jamais commettre en tant que parents... mais à moins d'être moine boudhiste...
Et ça continue : mensonges permanents (je vais dormir chez une-telle...), désobéissance (j'irai quand même...), insolence, grossièreté, plans-sorties montés par sms ou sur à l'insu des parents (on passe vraiment pour des idiots) et tout y passe ou presque : pas une soirée sans alcool (joli tableau :c'est à se demander s'ils ne font pas un concours de vomi ou de semi-coma, et tout ça est étalé sur . Nous, parents, prions pour que ça n'aille pas jusqu'au vrai coma..), clopes, chicha, joints, drague à tous les stades... les filles ont dans ce domaine un langage qui heurte mon âme féministe et je n'ai pas plus d'estime pour les garçons qui en profite pour s'amuser. Bref, un grand laboratoire expérimental! On se demande jusqu'où ça peut aller, et ça occupe toute la vie (exit le travail scolaire, exit les parents... tout ça n'étant que contrainte et obstacle à l'amusement à plein temps).
Vous vous demandez comment je connais tous ces détails : l'inquiétude et le doute m'ont poussé à renier quelques uns de mes principes : portable, msn, , petits papiers qui traînent... quelques coups d'oeil indiscrets mais très instructifs, me permettent de savoir où elle en est dans le concours de bêtises. Je prie pour que ce ne soit pas plus grave. A priori pas d'autre drogue que les joints. Je l'ai bien mise en garde : jamais de cachets, jamais de seringue, même une seule fois, c'est trop dangereux!.. Espérons qu'elle ne mette pas ce conseil en doute comme tant d'autres. Ne croyez pas que j'ai donné mon accord pour les joints! Accord ou pas...
Je crois que beaucoup d'autres parents ignorent l'essentiel et ne cherchent pas à savoir. C'est sans doute plus respectueux de l'intimité des ados mais difficile de ne pas devenir indiscret quand on sent que ça cloche : chute des résultats scolaires, agressivité, mensonges évidents... Comment faîtes-vous pour faire comme si de rien n'était et continuer à "faire confiance" si quelqu'un vous agresse ou vous ment ?
Malgré son désir immense de liberté, elle n'en est pas pour autant autonome : je dois lutter pied à pied pour éviter de n'être pour elle qu'une bonne, un taxi, ou une banque. J'ai souvent l'impression d'être sous l'emprise d'un tyran, alors que c'est elle qui me reproche de vouloir tout contrôler.
J'ai été touchée par vos témoignages car j'ai tenté les mêmes moyens que vous : prendre le portable la nuit, couper l'alimentation de l'ordi, appeler la police quand je ne savais pas où elle passait la nuit, noter les n° des copains (au cas où) sans lui demander son avis... je ne suis pas convaincue de leur réelle efficacité...
Il paraît qu'il faut attendre que ça se passe (en priant pour qu'il n'y ait pas trop de dégâts) et en prenant des vitamines (quand ce ne sont pas les antidépresseurs) car c'est vraiment épuisant un ado!
Pardon pour la longueur. A bientôt avec vos témoignages.
|
|
|
liliana
France 86.221.44.--- 2010-01-24 21:35
|
Vraissemblablement ma réponse sur ce sujet semblera babare. Néanmoins, je ne vois pas comment garder le pouvoir chez soi avec un gosse si on ne l'exige pas ! Il y a tellement de cas de ce genre, que je m'étonne que personne n'y pense jamais (en gros).
Avec un ado c'est malheureusement essentiellement des rapports de pouvoir (pour une certaine durée). Le pouvoir ne se partage pas, surtout avec ses gosses.
J'ai élevé mon fils seule. Et jusqu'à 23 ans il est resté à la maison, jusqu'à ce qu'il puisse prendre son envol. Et tant qu'il était à la maison c'est moi qui décidait (évidemment avec des échanges, des discussions, oh combien !) J'ai eu des crises, des pétages de plombs. S'il voulait sortir contre mon avis, je me mettais en travers de la porte !
Je surveillais ses fréquentations, ses tiroirs, son porte feuille. S'il le fallait, j'écoutais derrière la porte quand il était au téléphone. En dehors du moment où ils sont dans leur chambre, et que l'on frappe avant d'entrer, il faut un peu arrêter de culpabiliser les parents, notamment sur la soi disante intimité des ados... qui est une porte grande ouverte sur les conneries. De plus beaucoup de gens malintentionnés se chargenrt de faire faire des mauvais choix à vos enfants quand il sentent que les parents son affaiblis. La protection de vos enfants passent par votre force, même contre l'avis de vos ados. (et si vous n'avez plus de force, faites croire que vous en avez ! ou dites que vous en avez tellement assez que vous allez prendre des décisions ! exemple le foyer). Bien sûr quand le charmant ado veut bien desserer les dents pour un dialogue, il faut sauter sur l'occasion.
Mon fils aujourd'hui est en couple, mène une bonne vie. N''a jamais touché à la drogue, n'a commis aucun acte de délinquance et ne s'est jamais mis en danger.
Je vous souhaite bon courage.
|
|
|
quelqune
France 84.98.166.--- 2010-01-28 18:51
|
Liliana, Merci pour votre réponse.
J'ai fait un peu tout ce que vous avez fait : me mettre en travers pour l'empêcher de sortir, la menacer de l'envoyer ailleurs, fouiller pour savoir où en sont les dégâts et empêcher quelques plans trop risqués... le résultat n'est pas brillant. Peut-être même à l'inverse de ce que je souhaitais : elle sort autant, refuse de communiquer, de faire le moindre projet pour construire sa vie, de communiquer les coordonnées des gens chez qui elle s'héberge...
Si j'ai bien compris le conseil des psys, c'est "lachez du lest, elle sortira même si vous ne voulez pas, et c'est peut-être parce que vous interdisez qu'elle fait le contraire...". C'est encore plus subtil : lacher, tout en étant là... concrètement ça veut dire quoi? Mon expérience, c'est : interdire, ça ne marche pas, laisser faire ça ne marche pas non plus.
Votre option ne me paraît pas particulièrement barbare, la preuve en est que votre fils est heureux. Je crois que ça a fonctionné parceque vous étiez tellement convaincue de la légitimité de votre méthode que votre fils n'a pas eu le choix (il ne s'est pas demandé s'il pouvait faire de grosses conneries juste pour voir...). Votre option n'est pas à la mode, ça c'est sûr, mais moi je vous dis bravo, parce que c'est sans doute ça, protéger son gamin.
Je ne crois pas passer pour une mauviette habituellement, mais je n'ai manifestement pas la poigne qu'il faudrait face à ma fille. Mes tentatives de la protégéer malgré elle se heurtent à l'echec. Quand j'ai tenté de me mettre en travers pour l'empêcher de sortir pour la nième fois, on en est venues presqu'aux mains, et c'est elle qui a gagné. La piste des psys est très longue et en attendant que ça fasse effet, elle glande au lycée, nos relations sont toujours aussi tendues... Et j'en ai marre de cette caricature du psy qui sous-entend qu'on met trop la pression, qu'on est intrusif.... uniquement parce qu'on trouve qu'à 16 ans, c'est un peu trop de passer une nuit sur deux chez les copains, de glandouiller au lycée, d'insulter ses parents dès qu'ils expriment leur désaccord...
Ras le bol. Je l'ai encore envoyée chez son père, qui lachera tout tant qu'il le supportera... Et je ne rouvrirai ma porte que lorsqu'elle acceptera mes règles, car je ne suis plus disposée à subir les siennes. Si la solution du foyer ou de la famille d'accueil avait été possible je crois que je n'aurais pas hésité longtemps. Mais apparemment il faut attendre le drame pour avoir de l'aide de ce côté là.
Je vais méditer votre conseil. Même s'il n'est pas dans le vent, je crois que vous êtes dans le vrai.
|
|
|
Récentes discussions dans le forum Général:
|
|
Tous les forums dans cette section: Parent, Enfant & Adolescent Agression & Abus
Parent, Enfant & Adolescent
Relations interpersonnelles
|