Bonsoir,
D'une manière générale, la jurisprudence tend à protéger l'acquéreur potentiel. L'engagement unilatéral pris par le visiteur d'un bien et souscrit dans le bon de visite a été jugé dépourvu de cause et contraire aux dispositions légales et réglementaires par la Cour d'appel d'Aix en Provence du 15 février 1996. Dans cette perspective, la Cour de cassation a jugé que la clause du bon de visite par laquelle le visiteur déclare s'engager à n'acheter que par l'intermédiaire de l'agent sous peine d'avoir à lui verser, à titre de réparation, une somme équivalant au montant de la commission, est contraire aux dispositions du décret n º 72-678 du 20 juillet 1972, et ne saurait créer une obligation de paiement par le visiteur (arrêts de la Cour de cassation du 28 novembre 2000 et du 3 avril 2002). Une telle clause n'engage pas l'acquéreur lorsque l'agent n'a pas de mandat exclusif (arrêt de la Cour de cassation du 27 avril 2004). Cette jurisprudence vient donc considérablement réduire la portée du bon de visite si l'agent immobilier ne dispose pas d'un mandat exclusif.
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