Bonjour, j'écris ce message avant toute chose pour me défouler et vider un peu mon sac parceque je sens que la pression monte dans la cocotte! jusqu'à quand????
C'est sûr que si quiconque peut me donner des conseils alors c'est le bienvenu.
Voilà, rien de très original, j'ai tendance à la déprime depuis à peu près toujours, ma copine déprime mais alors elle c'est plus pathologique donc plus profond et plus grave. Pour être caricatural et me lâcher un peu je dirais: elle déprime, je déprime, tout le monde déprime, c'est le bordel!!! Vous saisissez sûrement déjà que mon ton est bcp plus à l'énervement voire agressif plutôt qu'à la dépression. C'est que la situation me pousse à bout et je m'énerve. En fait j'ai bcp de difficulté à trouver ma place socialement parlant, je suis actuellement une formation qui je pense doit-être la bonne, je veux dire que je pense que je pourrai m'épanouir dans ce domaine mais en attendant je suis dans une situation assez précaire. J'ai 30ans depuis 2 jours, je n'ai fait que de petits boulots d'étudiant jusqu'alors, (magasinier, coursier, ...actuellement veilleur de nuit en hotel) tout ce qui est bon pour se faire plaisir en gros. je dis ça parceque je ne supporte plus mon travail de veilleur de nuit, j'ai un peu envie de tout envoyer balader. Je travaille 2 nuits par semaine, donc déphasé. J'écris ce message du travail, demain matin je verrai ma copine entre 8h et 9h, où elle se préparera pour aller travailler et moi je m'endormirai (très romantique). Elle a malheureusement un passif psychiatrique avec séjours à la clé, diagnostic (mot monstrueux): état-limite (notamment plusieures TS de plus en plus graves). A l'époque elle était dans une relation d'emprise avec une femme manipulatrice. Nous sommes ensemble depuis 1 an et depuis elle va très bien, voire trop bien, elle a progressivement arrété les consultations avec sa psychiatre (d'un commun accord), arrété les médicaments et pour finir mis fin à ses consultations avec sa psychologue. Elle a fait un trait sur tout ce qui concernait cette période sombre de sa vie. Seulement voilà on est pas chez walt disney, notre relation à commencé sur un beau dérapage incontrolé qui a abouti à un avortement très douloureux pour elle mais j'insiste pour dire qu'elle a tout de même choisi de le faire, nous en avons discuté, mon choix était celui de l'avortement depuis le début, je ne pouvais pas imaginé une relation qui débuterais avec un enfant alors que nous nous connaissions à peine et que nous n'étions pas du tout autonome financièrement, je pense que cela aurait été un véritable cauchemard. Elle s'est joint à mon avis. clairement elle a choisi la raison contre le coeur car c'est tout de même radicalement à contrecoeur qu'elle l'a fait. Elle a pas mal déprimé au moment de l'avortement, au 9è mois d'une grossesse qui n'était plus et à l'anniversaire de la conception il y a de ça 3 mois. Au bout du compte on a très bien remonté la pente je dirais. Si on considère que les avortements annoncent souvent la fin des jeunes couples, cette épreuve nous a plutôt rassemblés je crois. Maintenant cela fait environ 3 semaines que ma copine est dans une vraie dépression avec de très fortes crises d'angoisses surtout le soir au coucher. Elle appréhende le réveil, à peur de ne pas assez dormir, d'être trop fatiguée pour aller travailler. Au final evidemment elle n'arrive pas à dormir, elle est sur-stressée et sur-fatiguée. Elle ne veut plus aller travailler, parle de reconversion et part dans des hypothèses complètements farfelues en parlant de boulots bien plus précaires et dévalorisants que son actuel travail de bibliothécaire. Parfois elle ne veut pas se lever le matin. J'ai déjà dû la sortir du lit comme une enfant qui refuse d'aller à l'école avec crise de pleurs,...etc. J'ai parfois l'impression que nous sommes en train de vivre une relation de dépendance mutuelle à tendance régressive. Quand elle ne va pas j'ai l'impression de ne servir qu'à la caliner et dorloter à la demande. Je souhaite evidemment la soutenir le mieux possible mais je ne peux pas non plus me voiler la face, ce n'est pas simplement que ce type de situation est difficile à supporter, c'est que moi aussi j'ai ma tendance dépressive, notamment à cause de ma situation professionnelle précaire et de l'ambiance morose que l'on a parfois à la maison. Dans ces conditions je ne sais plus quoi faire et j'ai parfois l'impression que moi aussi je vais péter un plomb, mais alors j'ai trop peur de sa réaction.
Tout de même, elle a repris un rv avec un psychiatre sous les conseils d'une amie. ce rv s'est déroulé ce soir. Le médecin lui a prescrit des médicaments, bon on verra ce que ça donne. Quant à moi j'ai un rv avec un psychanalyste dans quelques jours. Souhaitons que tout cela s'arrange. mais j'ai vraiment l'impression que l'on est sur un fil en ce moment et que l'on risque de sombrer.
nous avons parlé au téléphone elle et moi tout à l'heure (je rappelle que je suis au travail) et, ce que je ne souhaite pas devenir une habitude (mais ce n'est plus la première fois depuis un moment maintenant), elle me reproche de ne pas savoir l'écouter. Je ne nie même pas, c'est clair que quand elle ne va pas, j'ai un seul réflèxe, c'est de chercher des solutions, sauf que en période dépressive evidemment il n'y a aucune solution. je sais bien que ça ne sert pas à grand chose (voire que cela est négatif au final) mais je ne peux m'empêcher d'essayer de la secouer un peu, de trouver des alternatives... par exemple, elle aime le théatre et souhaiterais en refaire depuis longtemps sauf qu'elle n'ose pas. Tout à l'heure je lui disais que peut-être elle pourrait chercher à faire de la théatrothérapie, à quoi elle me répond que ça ne sert à rien, qu'elle n'est même pas allé à la journée d'accueil d'escalade alors qu'elle parle de s'inscrire au cours d'escalade depuis des mois. En bref comme elle déprime elle n'a pas goût à rien et aucune motivation. Et c'est quand quand elle sort ce type de discours symptomatique comme quoi ça ne sert à rien, que moi je n'arrive pas à rester calme et zen car cela m'énerve profondément. je sais bien que c'est la maladie qui la démotive mais je n'y peux rien ça me stresse. Alors je fais et dis ce qu'il ne faut pas, un truc du genre: "si ça ne sert à rien, alors ça ne sert à rien non plus de prendre des médicaments et d'aller chez le médecin, et rien ne sert plus à rien puisqu'il n'y a pas d'espoir !?! Sous l'énervement je déconstruit le peu qu'elle a réussi à faire. D'où on passe d'une dépression individuelle à une sorte de dépression du couple, bon et j'ai peur que tout se casse complétement.
Je ne sais pas ce qu'on doit faire pour ne pas continuer à envenimer la situation dans laquelle on est embourbés. J'ai peur qu'on se fasse du mal, d'autant plus que j'ai vraiment besoin d'exprimer ma colère et ma nervosité.
Je me demande si on devrait pas tenter une thérapie de couple pour assainir tout ça, mais bon je ne sais pas, je suis un peu perdu et je crain qu'on ne se perde.
Re: dépression dans le couple
jojo
---.ppp.tiscali.fr
08-09-2005 16:19
je viens de lire le sujet sur le syndrome burn out, ça me fait penser que la formation que je suis actuellement est une formation d'art-thérapie. Souvent je me demande si il est possible d'aider les gens en détresse psychologique si on retrouve encore cette détresse quand on rentre chez soi. En toute franchise, non je ne crois pas. Faut quand même pouvoir souffler à un moment ou un autre.
Que faire?
Re: dépression dans le couple
Josemie
---.sympatico.ca
09-09-2005 07:25
Bonjour jojo,
Je souffre de dépression depuis 4 ans. Pendant la deuxième année, mon conjoint a fait une dépression. Il a été en congé de maladie pendant plus d'un an et a toujours refusé d'aller chercher de l'aide. Puisque je ne travaillais pas, nous sommes restés à la maison à déprimer chacun dans notre coin. Maintenant il va plus ou moins bien, capable de travailler, mais incapable de me soutenir dans ma dépression.
Je te félicite pour avoir pris un rendez-vous avec un psychanaliste. C'est vraiment un pas dans la bonne direction. Mais si ça ne clique pas, ne perd pas ton temps, et cherche quelqu'un avec qui tu te sens vraiment à l'aise. Je ne sais pas comment ça se passe avec un psychanalyste, mais moi je suis une thérapie cognitive et ça m'aide beaucoup. Et il y a d'autres thérapies qui existent. Mais, comme pour beaucoup de maladies, le couple va vivre beaucoup de hauts et de bas.
Ce que je vais te dire va te sembler très cruel, mais je pense qu'il faudra tu te questionne pour savoir si tu veux et si tu es capable de vivre avec une personne dépressive. C'est aussi important pour toi que pour elle.
Bonne chance.
Re: dépression dans le couple
flo
---.w81-53.abo.wanad
09-09-2005 17:59
BONJOUR JOJO. g lue ton histoire et je vois de l'amoure dans votre relation. tu pourrai fair du sport ou du theatre avec elle, histoire de mieu ce decouvrire et la bouger 1peu. boncourage
Re: dépression dans le couple
(-u
---.fbx.proxad.net
02-10-2005 22:00
Re: dépression dans le couple
fernando
---.access.telenet.b
09-07-2007 15:10
ma femme me quite elle est depressiv,il y a 1ans s étais pareil .Je l ais aidé son amoure envers moi était les montagnes russe de passion au néant.Il y a 1 moi,elle me dit que j étais son pilier maintenant je ne suis plus rien a ses yeux.Je ne comprends plus rien les choses se passe mal . aprés 12 ans et surtout que notre amoure grandissait chuté d aussi haut ( sans naivter) du mal a comprendre.
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